Mères et enfants sacrifiés par la justice américaine

Mai 2007, la Commission interaméricaine des droits de l’homme est saisie par des mères...

« Depuis plus de 30 ans, des juges américains accordent la garde d’enfants ou des droits de visite sans surveillance à des agresseurs physiques et sexuels, en plaçant ces enfants directement dans une situation à risque (…) des violations horribles de droits humains ont été portées à l’attention des tribunaux familiaux et des gouvernements étatiques et fédéral, mais sans résultat. Voilà pourquoi nous en appelons maintenant à des tribunaux internationaux pour protéger les droits et la sécurité des enfants américains.»
(Dianne Post ,avocate en droit international rédactrice du recours)

Début mai 2007, la Commission interaméricaine des droits de l’homme est saisie par des mères, qui intentent un recours international contre les tribunaux américains, elles même…  "condamnées par les tribunaux à des peines de prison pour leurs tentatives persistantes de protéger leurs enfants face à ces sévices ; plusieurs d’entre elles ont reçu l’ordre de ne plus parler de ces agressions ou de ne pas les signaler aux autorités. Toutes ces mères se sont vu refuser le droit de communiquer avec leurs enfants pendant un certain temps, même si aucune d’entre elles n’a jamais été convaincue de leur avoir fait de tort."

La plainte donne le détail de plusieurs causes où une preuve médicale a documenté les agressions sexuelles infligées à des enfants. Pourtant, dans chaque cas, le père agresseur a obtenu la garde exclusive des enfants qu’il avait malmenés.

« Les causes réunies dans ce recours ne sont que la ‘pointe de l’iceberg , chaque semaine, nous sommes contactées en moyenne par trois mères protectrices qui ont perdu la garde de leurs enfants au profit de pères agresseurs. Il s’agit d’une crise gigantesque à l’échelle des Etats-Unis. »
(Irène Weiser, directrice générale de l'organisation nationale Stop Family Violence)

Il y a dix ans, des organisations nationales de premier plan ont manifesté avec des élus du Congrès à Washington (D.C.) pour tenter une fois de plus de sensibiliser le pays aux problèmes affectant les tribunaux de la famille. Le Congrès des Etats-Unis adopte en 1990  une résolution recommandant l’interdiction d’accorder à des agresseurs la garde exclusive ou conjointe d’enfants. Dix-sept ans plus tard, cette pratique se poursuit néanmoins sans relâche.

Des études consacrées à la discrimination sexuelle en Cour, menées durant les décennies 1980 et 1990, ont révélé certaines tendances inquiétantes des tribunaux américains à minimiser ou à excuser la violence des hommes à l’égard des femmes et à favoriser les agresseurs.

En décembre 2005, l’American Civil Liberties Union a déposé un recours contre les États-Unis auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, afin de dénoncer l’échec des États unis à protéger les trois enfants de Jessica Gonzales de leur père agresseur, qui les a assassinés.

Extrait de l'article de Martin Dufresne à consulter dans son intégralité sur le site de Sisyphe
http://sisyphe.org/sisypheinfo/article.php3?id_article=133


En savoir plus
et consulter le libellé du recours,
www.StopFamilyViolence.org

Version originale anglaise:
http://sisyphe.org/sisypheinfo/article.php3?id_article=134