Témoignages de parents

Les témoignages que nous relayons ici reflètent la diversité des situations, et nous ont été proposés via le formulaire de contact de ce site. Les situations sont parfois douloureuses, et quand elles le sont, les enfants sont les premiers à en souffrir. Chacun de ces témoignages nous conforte dans l'idée qu'il est essentiel que les deux parents tiennent compte des réels besoins et sentiments des enfants, pour faciliter le vécu de ces situations complexes.


 1er Janvier 2008
Nous sommes une nouvelle fois informés d’une affaire en justice qui ne respecte pas la loi dans son esprit.

Ici  l’article 388-1 du code civil qui garantie à l'enfant le droit d'être entendu par le juge dans toute procédure le concernant.  Nous rappelons ici que l'enfant mineur peut donc être entendu :
-à la demande du juge
-  à l’initiative de l'enfant.
La finalité de cette audition doit  permettre à l'enfant de faire connaître ses sentiments dans une procédure qui le concerne.

Ni la Convention Internationale des Droits de l'Enfant qui reconnaît aux enfants des droits fondamentaux , plus particulièrement ses Articles 3 et 9 :
Article 3
-  Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale.
Article 9
-Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans intérêt supérieur de l'enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l'enfant, ou lorsqu'ils vivent séparément et qu'une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l'enfant.
-Les États parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à intérêt supérieur de l'enfant.

source: Service-public  

Nous faisons écho de la lettre ouverte et désespérée de Corinne JAUSSAUD. Pour  la soutenir dans son combat il existe une petition en ligne ICI

"Je remercie les juges d'Auch qui après 2 ans sans maman n'ont pas laissé mes enfants aller me voir pour les fêtes de fin d'année 2007 et pour la 2ème fois, malgré ma demande en bonne et due forme, qu'ils n'ont pas eu le temps de prendre en compte, partant en vacances.

Des enfants qui n'ont plus que leurs larmes et leur enfermement intérieur pour continuer à vivre.

Leurs pauvres petites vies laissées de côté depuis 2 ans parce que des adultes qui ne veulent pas savoir ont décidé que...

Je vais prier et me battre pour que leur souffrance n'en amène pas un au bout de la destruction totale.

On a volé leur maman à mes enfants, on a volé leur source d'amour et d'affection, leur équilibre vital, ils ne vivent plus que dans la peur, le mensonge et l'attente de tout retrouver, de retrouver ce qu'ils ont toujours eu de plus cher au monde, celle qui les a élevés et aimés seule, leur maman, les élevant avec des bisous et de la tendresse.

Messieurs les juges, je me battrai jusqu'au bout pour mes petits, ce que j'ai de plus cher sur la terre, et je ne veux de mal à personne, juste que l'on laisse à mes enfants et moi le droit de vivre et d'être enfin heureux, sans renier personne, mais que chacun garde sa place, celle qu'il a depuis toujours.

Pour tous ceux qui désirent nous soutenir, merci d'écrire sur DENONCIATION.com  et de signer la pétition, ou encore d'écrire aux juges d'Auch ou au procureur.

Merci pour votre intérêt, merci d'être là pour les larmes de mes enfants qui m'ont arraché le cœur."

Corinne JAUSSAUD
 

 

Témoignage d'une maman

J'aimerais apporter mon témoignage en tant que maman qui, par contrainte économique (licenciement collectif), ait été obligée de déménager pour retrouver un travail. Ce fut pour les magistrats en charge de la procédure la raison rêvée de m'enlever la garde de mon fils et de le confier à son papa membre d'une association de pères. Mon fils a, depuis son changement de résidence, subit diverses maltraitances physiques, morales et psychologiques; des plaintes ont été déposées auprès des services de police. Mais les juges les magistrats en charge de la procédure , estiment que ce ne sont pas des ''éléments nouveaux'' et que le papa a carte blanche pour pratiquer sa vision personnelle des lois républicaines et des droits de l'enfant. Je tiens à préciser que ce papa coupe volontairement tout contact téléphonique (portable confiqué) avec la maman, ainsi que tout contact par voie écrite (lettre lue et non transmise). Les photos avec la maman ont été détruites, cela va sans dire. Mon garçon a été déclaré dépressif, en danger.

Mais que représente la vie brisée d'un enfant en regard de l'entreprise si rentable que constitue l'association de pères avec son armada de juristes, d'avocats, de psychologues, etc ?

Le papa, placé au-dessus des lois de par sa position dans son association, a tout dernièrement tenté une saisie sur salaire pour s'octroyer une pension alimentaire en produisant un jugement qui ne s'appliquait plus (usage de faux).

Voilà le modèle de papa qu'apprécient les juges les magistrats en charge de la procédure  (Au nom de ''l'intérêt de l'enfant'' et de ''l'indépendance de magistrats'' qui fréquentent le père).

Témoignage d'un papa

Cela fait maintenant plus de deux ans que je suis papa d'une petite fille. Sa maman et moi sommes cependant séparés, et nous n'habitons donc pas sous le même toit. C'est d'un commun accord avec la maman que nous avons choisi que notre fille ai comme résidence principale celle de sa maman. En effet, notre fille étant très jeune, la douce transition depuis la vie prénatale jusqu'à sa vie de petite fille est en cours. Ces liens forts, créés d'abord lors de la grossesse, puis pendant les premiers mois de la vie où l'enfant ne connaît pas la différence entre son corps et celui de celle qui l'a enfantée ne peuvent être rompus brutalement...

Forts de ces choix raisonnés et communs, nous avons commencé à construire notre vie, la maman ne m'a pas éloigné des choix de vie et d'éducation. Je passe beaucoup de temps avec ma fille, souvent avec sa maman, pour conforter son sentiment de sécurité, et tisser des liens étroits sans la contrainte d'une vie éclatée. Nous construisons pour notre fille ces moments qui plus tard j'espère seront pour elle les moments de sa famille...

Aujourd'hui cette petite fille va bien, elle grandit sereinement, est souriante, dévore la vie. Je suis ravi des choix que nous avons fait, qui pour moi correspondent à une vraie nécessité pour offrir une base saine aux premiers moments d'une vie.

Témoignage d'une maman

 Je souhaite témoigner que les JAF et même les cours d'appel accordent une RA sans plus tenir compte des distances (pour on cas 25 km entre domicile du père et école), ni de l'entente entre les parents et bien sûr de l'intérêt de l'enfant (j'ai un fils qui ouffre de troubles du comportement de type autistique et d'une déstructuration de la personnalité... suivi depuis bientôt 6 ans.. par moi!!, le père refusant la prise en charge,documents à l'appui ; l'enfant étant très fatigable ; la JAF relevant aussi que le trajet était fatigant pour de si jeunes enfants ... mais qu'aucune preuve n'apparaissait dans le dossier !!!).

Je tiens aussi à dire que les JAF ne se refèrent plus non plus aux résultats des enquêtes sociales qui sont ma foi très chères .. et qu'ils ordonnent !!! Notamment ici , confirmation de la résidence chez la mère ; notification que " le père refuse toute complémentarité avec la
mère , ne pense qu'à ses propre intérêts et non aux repères des enfants"... La JAF ne relevant cela que comme une anecdote !!! je ne
reviens pas sur les nombreux " dysfonctionnements chez le père et relevés aussi dans l'enquête.

Mes fils vont mal. Tous les efforts pour scolariser l'aîné et se progrès risquent d'être perdus par un comportement qui redevient violent
( et pourtant contenu par un psychotique !!) . Le plus jeune veut changer de nom ; a été "étranglé" par le père et dit sa peur quand il le
corrige (main courante déposée, enfant entendu... mais pas de traces visibles... sauf dans son petit coeur de 6 ans)... l'aîné est revenu
avec une blessure à l'arcade sourcilière... non soignée par le père, je l'ai récupéré comme cela à l'école ; sans explications... ah si! !... l'enfant a raconté (plusieurs témoins) que la concubine du père lui avait fait prendre une douche froide car il n'était pas sage... et
il a "glissé" dans la salle de bain... ce n'est pas la première fois pour la douche froide prise... nu !! J'en passe et des meilleures.

Depuis fin mars ; les enfants subissent un mode de garde complétement inadapté à leur situation.
Le père ayant "gagné" ce sont ses propres termes (scandés devant les enfants)  grâce à ses horaires de travail : travaille de nuit, en 4 /2
et ne peut (on a prouvé le contraire) les prendre qu'un WE sur 6 !!! Il n'est donc pas là non plus pour eux car il dort le jour !!! ils sont
livrés à eux -mêmes ou déposés à la va - vite le soir sur le lieu de travail de la concubine, qui termine à 20h, voire 21h le soir !!! Mais
les juges ont estimé que la RA était la seule solution pour que les enfants voient suffisament leur père !!?
Encore du grand n'importe quoi.

Quant à ma "semaine" comme le dit le père... je la passe à aller chez le docteur , les spécialistes ; au sport... le père refusant de le
faire ou confiant cette tâche à sa concubine... sans que j'en sois prévenue !!!

De toute manière, il a dit à l'aîné , qui lui ressemble et auquel il accorde de "nombreux privilèges" comme dit l'enquête sociale d'appeler
sa concubine maman !!! Bref, il ne s'en occupe même pas !!! par contre, il s'est tout de suite empressé de demander la moitié des allocs ,
sans m'en aviser d'ailleurs ... et passant au- dessus de mon consentement grâce à une de ses connaissances ; a réclamé 1000 euros de dommages et intérêts plus une amende de 1000 euros contre moi lors du passage en appel pour procédure abusive !!! ...  me demande de payer les fournitures scolaires ; alors qu'il est ravi d'avoir "pris les sous de maman" car il n'a plus de PA à payer (il est d'ailleurs surendetté  preuves à l'appui !!)  ; d'ailleurs le directeur de l'école nous a convoqué pour dire (et j'ai un écrit) qu'il ne faudrait qu'un sac de classe pour les
enfants dans le but de les structurer ... il demande à ce qu'on "accorde" nos violons ... impossible !!.